Ou faites-le résumer par
Tout débit de boissons doit afficher ses prix, poser deux affiches au modèle imposé et présenter ses boissons sans alcool. Le reste dépend de votre licence, de vos horaires et de vos caméras.
Au Red Team, les contrôles regardent d'abord deux choses : la licence IV bien visible en vitrine, et tout ce qui pourrait pousser à boire. Les agents y sont très attentifs. Même là où aucun texte national ne l'exige plus, mettez donc la licence en évidence dehors, et ne laissez aucune affiche, ardoise ou promotion inciter à consommer de l'alcool.
| L'affichage | Le texte | Où | Ce que coûte l'oubli | Restaurant sous licence restaurant |
|---|---|---|---|---|
| Prix dehors et dedans | Arrêté du 27 mars 1987 | Vitrine ou terrasse, et salle | Jusqu'à 3 000 € (15 000 € pour une société) | Oui, avec le menu en vitrine |
| Mineurs et ivresse | Code de la santé publique L3342-4, arrêté du 17 octobre 2016 | Près de l'entrée ou du comptoir | 2e classe, 150 € au plus | Non : le texte vise les débits à consommer sur place (licence III ou IV) |
| Interdiction de fumer | Arrêté du 21 juillet 2025 | Entrée et salles | 4e classe, 750 € au plus | Oui |
| Boissons sans alcool | Code de la santé publique L3323-1 | Comptoir, séparé et visible | 4e classe, 750 € au plus | Incertain : l'article vise tous les débits, l'amende le seul débit à consommer sur place |
| Eau potable gratuite | Code de l'environnement L541-15-10 | Carte ou affichage | Non chiffrée dans l'article | Oui |
| Éthylotests (fermeture entre 2 h et 7 h) | Code de la santé publique L3341-4 | Près de la sortie | Fermeture administrative | Non, selon le ministère de l'Intérieur |
| Allergènes | Code de la consommation R412-12 et suivants | Carte, ardoise ou classeur | 5e classe, 1 500 € au plus | Oui |
| Origine des viandes | Décret du 17 décembre 2002 modifié | Carte, menu ou affichage | 5e classe, 1 500 € au plus | Oui |
| Caméras | Information des personnes filmées (CNIL) | Avant le champ des caméras | 5e classe | Oui, si vous filmez |
| Panonceau de licence | Arrêté préfectoral | Visible de la clientèle | Selon l'arrêté | Selon l'arrêté |
Montants maximaux pour une personne physique, multipliés par cinq pour une société (article 131-41 du code pénal). Les modèles à imprimer sont regroupés dans notre pack gratuit.
Tout le tableau ci-dessus. Une licence IV n'ajoute aucune affiche à une licence III : elle élargit ce que vous vendez, pas ce que vous accrochez. Ce qui change avec elle se joue à l'achat et à la déclaration, voir les cinq questions avant d'acheter une licence IV.
Elles ne se traitent pas toutes pareil.
| Ce qui est imposé | Les affichages concernés | Ce que vous faites |
|---|---|---|
| Le modèle entier | Protection des mineurs et ivresse, interdiction de fumer, éthylotests | Vous imprimez le modèle officiel, sans le retoucher |
| Les mentions seulement | Prix, eau gratuite, allergènes, origine des viandes, caméras | Vous fabriquez votre support, avec toutes les mentions |
| Rien au niveau national | Panonceau de licence, horaires d'ouverture | Vous lisez l'arrêté préfectoral de votre département |
L'arrêté du 27 mars 1987 impose un affichage lisible de l'extérieur, en caractères d'au moins 1,5 cm, pour une liste fixe : café noir, demi pression, bière bouteille, jus de fruits, soda, eau minérale, apéritif anisé, plat du jour, sandwich. Les prix sont TTC, service compris. Deux tarifs, comptoir et salle ? Les deux s'affichent. La carte complète, elle, reste à l'intérieur.
Ce n'est pas un détail. L'article L131-5 du code de la consommation punit tout manquement aux règles d'information sur les prix d'une amende administrative de 3 000 € au plus, 15 000 € pour une société.
Tant qu'à tenir des prix à jour, autant qu'ils vivent aussi sur votre page publique.
La protection des mineurs et la répression de l'ivresse publique. Imposée dans les débits à consommer sur place par l'article L3342-4 du code de la santé publique, elle suit le modèle de l'arrêté du 17 octobre 2016 : format A4 minimum, à l'intérieur, près de l'entrée ou du comptoir. Ne pas la poser à l'endroit prévu est une contravention de 2e classe, 150 € au plus (article R3353-7). Servir un mineur coûte bien plus.
L'interdiction de fumer. Les modèles relèvent désormais de l'arrêté du 21 juillet 2025, qui abroge celui de 2010. Faut-il changer votre affiche ? Pas forcément. Son article 2 répute valide une signalisation antérieure qui porte quatre mentions : le principe de l'interdiction, le numéro de Tabac Info Service, la référence à l'article R3512-2 du code de la santé publique et les sanctions. Il en manque une ? Remplacez-la. Seules les signalisations des emplacements réservés aux fumeurs n'avaient droit qu'à six mois après la publication, soit jusqu'en janvier 2026. Une affiche neuve fait au moins 15 × 21 cm à l'intérieur, 21 × 30 cm dehors, et une terrasse fermée et couverte compte comme la salle. Pas de signalisation : contravention de 4e classe pour le responsable des lieux, 750 € au plus (article R3515-3).
Les caméras. La CNIL demande un panneau permanent, visible avant d'entrer dans le champ, et filmer un espace ouvert au public exige une autorisation préfectorale. Le défaut d'information des personnes filmées est une contravention de 5e classe (article R625-10 du code pénal).
Ce n'est pas une affiche, c'est un étalage. Et personne ne le compte. L'article L3323-1 du code de la santé publique impose, séparé des autres boissons et en évidence, au moins dix bouteilles de boissons sans alcool vendues sur place, avec un échantillon de chaque catégorie en stock : jus de fruits ou de légumes, boissons gazeuses au jus de fruits, sodas, limonades, sirops, eaux gazéifiées ou non, eaux minérales. Dix bouteilles de la même limonade ne font pas l'affaire.
Le même article vise la happy hour : si l'alcool baisse pendant une période restreinte, le sans alcool baisse aussi. Pas d'étalage, ou pas de baisse : contravention de 4e classe, 750 € au plus (article R3351-2). Pour une happy hour qui remplit les heures creuses, écrivez la règle sur l'ardoise.
Deux obligations de plus, selon votre cas :
Le récépissé de déclaration, lui, ne s'affiche pas : il se présente, comme les justificatifs de votre logiciel de caisse.
Le menu passe en vitrine. L'arrêté de 1987 demande d'afficher dehors, pendant tout le service et au moins dès 11 h 30 pour le déjeuner et 18 heures pour le dîner, les menus ou la carte du jour, avec au moins cinq vins (tous s'il y en a moins). Un restaurant sans vin affiche cinq boissons courantes.
Le reste dépend de votre licence. Sous licence restaurant seule, l'affiche mineurs n'est pas exigée : l'arrêté de 2016 ne vise que les débits à consommer sur place. La vente d'alcool aux mineurs reste interdite, affiche ou pas. Pour l'étalage, les textes ne tranchent pas : l'article L3323-1 vise tous les débits de boissons, son amende le seul débitant à consommer sur place. Dix bouteilles coûtent moins qu'une discussion.
Même logique pour les éthylotests. Le guide du ministère de l'Intérieur écarte les restaurants. Un restaurant qui détient aussi une licence III ou IV et reste ouvert entre 2 heures et 7 heures exploite pourtant un débit à consommer sur place, celui que vise l'article L3341-4 : faites confirmer par votre préfecture avant de vous en dispenser.
Quatre mentions vivent sur la carte plutôt qu'au mur : les allergènes par écrit (renvoyer au serveur ne suffit pas, contravention de 5e classe selon l'article R451-1 du code de la consommation), l'origine de toutes les viandes (rétablie sans limite de durée par le décret du 13 février 2025), l'eau potable gratuite, et pour les vins la contenance servie, la provenance et le prix TTC. Le « fait maison » reste facultatif, mais trompeur s'il est mal employé.
Oui, même si aucun texte national ne l'impose plus. Le guide des débits de boissons du ministère de l'Intérieur écrit qu'en matière d'affichage de la licence, « il n'existe plus à ce jour d'obligation légale » : elle venait d'une loi de 1941, jamais reprise dans le code.
Mais le même guide précise que certains préfets l'ont rendue obligatoire par arrêté, Paris en tête, et la fiche du service public citée plus haut demande d'afficher une pancarte mentionnant le type de licence. Les sources divergent. Le panonceau coûte peu : affichez-le, et lisez l'arrêté préfectoral de votre département, celui qui fixe aussi votre heure de fermeture et pèse sur le bruit et les plaintes de voisinage.
Le panonceau ne prouve rien. En contrôle comptent le récépissé de déclaration et le permis d'exploitation, deux papiers qui se refont à chaque changement d'exploitant, comme le détaille ce qui se transmet quand on reprend un bar.
Tout débit de boissons à consommer sur place affiche ses prix dehors et dedans, service compris, pose l'affiche protection des mineurs et répression de l'ivresse, signale l'interdiction de fumer, présente un étalage d'au moins dix boissons sans alcool et indique que l'eau potable est gratuite. S'il ferme entre 2 heures et 7 heures, il ajoute des éthylotests signalés ; s'il filme, un panneau d'information sur les caméras.
Aucun texte national ne l'impose plus, selon le guide des débits de boissons du ministère de l'Intérieur, mais certains préfets l'exigent par arrêté, à Paris notamment, et la fiche du service public demande d'afficher une pancarte indiquant le type de licence. Le plus simple est de l'afficher et de vérifier l'arrêté préfectoral de votre département. Le récépissé de déclaration, lui, doit toujours pouvoir être présenté.
Pas forcément. L'arrêté du 21 juillet 2025 répute valide une signalisation faite avant lui si elle porte quatre mentions : le principe de l'interdiction, le numéro de Tabac Info Service, la référence à l'article R3512-2 du code de la santé publique et les sanctions. S'il en manque une, remplacez-la par le modèle de 2025. Seules les signalisations des emplacements fumeurs n'avaient droit qu'à six mois. L'absence de signalisation est une contravention de 4e classe, 750 € au plus.