Ou faites-le résumer par
Un micro, des paroles à l'écran, des clients qui chantent faux et qui restent. En pratique, tout se joue sur trois choses réglées avant le premier soir (la Sacem, le logiciel, le son) et une réglée après (la relance). Ce guide les prend dans l'ordre, avec les montants Sacem en vigueur jusqu'au 31 décembre 2026.
En cinq étapes, dans cet ordre : déclarer l'animation à la Sacem, choisir un logiciel et son catalogue, installer le son et l'écran, fixer un soir récurrent annoncé cinq jours avant, puis collecter les contacts le soir même et relancer sous 48 heures. Chaque étape a sa section plus bas.
| Étape | Quand | Ce qui rate si on la saute |
|---|---|---|
| Déclaration Sacem | Avant la première date | Vous perdez les 20 % du tarif réduit |
| Logiciel et catalogue | Deux semaines avant | Pas les chansons que votre salle connaît |
| Son et écran | La veille, test en salle vide | Paroles illisibles, micro qui siffle |
| Soir fixe et annonce | Cinq jours avant | Salle vide un soir de semaine |
| Contacts et relance | Le soir J, puis sous 48 heures | La date suivante repart de zéro |
Le guide de la soirée quiz suit le même ordre, et les deux formats s'alternent bien d'une semaine sur l'autre.
Oui. Un karaoké est une animation musicale : il se déclare à la Sacem en plus de l'autorisation qui couvre votre musique d'ambiance. Pour un bar qui en fait une animation d'appoint, le forfait annuel va de 437,42 € HT (jusqu'à 6 soirées) à 2 749,46 € HT (une par semaine) au tarif réduit, Spré en plus.
L'article L122-4 du code de la propriété intellectuelle rend illicite toute représentation d'une œuvre faite sans le consentement de ses auteurs. Votre contrat d'ambiance couvre la musique de fond, pas le reste : la fiche de service-public sur la Sacem dans un commerce précise que les diffusions données dans le cadre d'une animation musicale sortent de ces tarifs.
Le barème Sacem des animations dans les cafés, hôtels et restaurants, valable du 1er janvier 2024 au 31 décembre 2026 et reproduit par l'UMIH dans sa circulaire juridique n°01.25 (annexe 5, pages 19 à 22), cite nommément les animations de karaoké. Et il tranche la question qu'on se pose tous : « Les droits correspondants s'ajoutent le cas échéant à ceux afférents aux diffusions musicales données dans le cadre de l'activité principale ». Deux contrats, pas un seul qu'on modifie.
| Soirées karaoké par an | Tarif réduit (déclaré à l'avance) | Tarif général |
|---|---|---|
| Jusqu'à 6 | 437,42 € HT | 546,77 € HT |
| Jusqu'à 12 (une par mois) | 787,35 € HT | 984,19 € HT |
| Jusqu'à 24 (deux par mois) | 1 374,74 € HT | 1 718,42 € HT |
| 48, plus 2 offertes (une par semaine) | 2 749,46 € HT | 3 436,83 € HT |
| 102, plus 2 offertes (deux par semaine) | 5 842,60 € HT | 7 303,25 € HT |
Ce sont des forfaits annuels de droits d'auteur. S'y ajoute la Spré, la rémunération des artistes et des producteurs, que la Sacem collecte pour un karaoké sur musique enregistrée : 65 % du droit d'auteur, avec un minimum annuel de 102,27 € HT.
Votre cas, ramené à la soirée. Une soirée karaoké par mois, déclarée à l'avance : 787,35 € HT de droits d'auteur, plus 511,78 € HT de Spré, soit 1 299,13 € HT par an. Rapporté aux 12 soirées, 108,26 € HT par soirée. Adhérent d'un syndicat professionnel qui a un accord avec la Sacem ? L'UMIH chiffrait cette réduction à 28 % pour 2025 : les droits d'auteur tombent à 566,89 € HT, et environ 935 € HT par an Spré comprise si elle se calcule sur ce montant réduit (faites-le confirmer par la Sacem), soit 78 € HT par soirée.
Une soirée par semaine monte à environ 4 540 € HT par an, Spré comprise. C'est le haut de la fourchette, et trois choses le font baisser tout de suite : espacer les dates (deux par mois, c'est 1 374,74 € HT de droits d'auteur), la réduction syndicale, et, dans une commune de 2 000 habitants au plus avec un chiffre d'affaires de 100 000 € HT au plus, 10 % de réduction prévue par le même barème.
Deux choses, en revanche, font sortir de ce barème :
Ce barème peut être indexé tous les trois ans, au 1er janvier (le forfait d'ambiance, lui, l'est chaque année). La grille court jusqu'à fin 2026 : en 2027, redemandez le montant. Pour le forfait d'ambiance, l'outil Combien va me coûter la Sacem ? donne une estimation sourcée. Le reste du budget est dans le coût d'une soirée poste par poste.
Une licence restaurant ne permet de servir de l'alcool qu'à l'occasion des principaux repas, comme accessoire de la nourriture (article L3331-2 du code de la santé publique). La règle suit le repas. Un karaoké pendant le dîner, oui. Un karaoké qui continue au verre une fois les cuisines fermées, non. Et une formule « dîner-karaoké » vendue plus cher que la carte habituelle sort du barème des animations, qui exige les prix habituels.
Deux modèles, un exemple chacun.
L'abonnement. KaraFun Pro affiche 49,99 € par mois sur sa page, sans préciser HT ou TTC. Il comprend un QR code permanent qui permet aux clients d'ajouter leurs chansons depuis leur téléphone, et plus de 400 nouveaux titres chaque mois. Pas d'investissement de départ, un catalogue qui se met à jour seul.
La licence achetée une fois. Karajukebox, logiciel français, s'achète sans abonnement (l'offre affichée associe la licence et 120 titres pour 249 € HT). Il lit les formats classiques (MPG, AVI, KAR, CDG), et son mode autonome enchaîne tickets karaoké et musique sans intervention.
Dans les deux cas, la Sacem reste due. La page « Licensing & Legal » du site professionnel de KaraFun, consultée le 29 septembre 2026, précise que l'abonnement couvre la synchronisation des paroles et la reproduction des pistes, mais que la licence de diffusion publique du lieu reste à votre charge. En France, c'est la Sacem. Un abonnement « pro » règle la question des pistes. Pas celle des auteurs.

Le minimum : une sonorisation amplifiée, deux micros sans fil (les duos sont la norme), un écran lisible depuis le fond de la salle, un ordinateur ou une tablette pour le logiciel, et une petite table de mixage ou un processeur karaoké.
Sous 50 personnes, un système tout-en-un suffit. À partir de 80 couverts, surtout en L, il faut ampli, enceintes déportées et console.
Trois repères de terrain, pas des normes : des paroles lisibles à 8 mètres de l'écran, un micro qui renvoie la voix sans retard perceptible (autour de 20 ms au plus), une puissance qui couvre le brouhaha d'une salle pleine sans faire saturer les micros. Testez avant, pas pendant. Faites l'essai la veille, salle vide, depuis la place la plus éloignée de l'écran. Si le son lâche, comptez une vingtaine de minutes avant que les tables demandent l'addition.
Le décret n° 2017-1244 du 7 août 2017 vise les lieux recevant du public qui diffusent des sons amplifiés à titre habituel. Deux textes en découlent :
Un karaoké chaque semaine est-il « à titre habituel » ? Le texte ne fixe aucune fréquence. Tout dépend donc du volume et de la régularité. Une sono poussée tous les jeudis a de bonnes chances d'être regardée comme habituelle : mesurez vos niveaux un soir plein, et interrogez la mairie avant qu'un voisin le fasse. La suite est dans le bruit, les voisins et l'arrêté préfectoral.
Choisissez un soir fixe, donnez-lui un thème, et gardez-le au moins trois éditions avant de juger. Une date qui revient ramène les mêmes visages, une soirée isolée repart d'un public neuf. Vous le verrez à la troisième édition, en regardant qui vous reconnaissez à la porte.
Les thèmes créent un rendez-vous : années 80-90, K-pop, variété française. Le blind test en première partie, karaoké en deuxième, marche bien : la salle s'est déjà mise en jeu, et passer au micro fait moins peur. Un concours mensuel avec lots fait revenir les habitués. Ils préparent leur passage. Le mécanisme est détaillé dans comment une soirée récurrente transforme vos habitués.
Côté promo, postez cinq jours avant, relancez les habitués à J-2. Seul derrière le bar ? Les erreurs classiques quand on organise seul sont listées ici.
La plupart des contacts collectés en soirée ne servent jamais. Perte sèche. Un QR code sur les tables suffit : un scan, aucune application, et le contact arrive dans votre fichier avec son consentement. La méthode, RGPD compris, est dans le guide de la collecte de contacts par QR code. Le lendemain, un message part avec la prochaine date et le lien pour s'inscrire. Le SMS pour la date proche, l'email pour le programme du mois.
Event Tap réunit la collecte par QR code et les relances email et SMS dans le même outil.
Pour alterner avec le karaoké, regardez aussi du côté des autres animations qui marchent un soir creux.
En cinq étapes : déclarer l'animation à la Sacem avant la première date, choisir un logiciel et son catalogue, installer une sono avec deux micros sans fil et un écran lisible du fond de la salle, fixer un soir récurrent annoncé cinq jours avant, puis collecter les contacts le soir même et relancer sous 48 heures.
Oui. Le karaoké est une animation musicale : il se déclare en plus de l'autorisation qui couvre la musique d'ambiance. Le barème Sacem des animations dans les cafés, hôtels et restaurants (2024-2026) précise que ces droits s'ajoutent à ceux de l'activité principale.
Pour une soirée par mois, déclarée à l'avance et à entrée libre : 787,35 € HT de droits d'auteur par an, plus 65 % au titre de la Spré, soit 1 299,13 € HT par an ou 108,26 € HT par soirée. Une soirée par semaine monte à 2 749,46 € HT de droits d'auteur, environ 4 540 € HT Spré comprise.
Un soir fixe, un thème par édition (années 80-90, K-pop, variété française), une annonce cinq jours avant et une relance des présents le lendemain. Tenez au moins trois éditions avant de juger : c'est là qu'on voit revenir les mêmes visages.
Non. KaraFun, par exemple, couvre la synchronisation des paroles et la reproduction des pistes, mais sa page de licences précise que la licence de diffusion publique du lieu reste à la charge de l'exploitant. En France, elle se règle à la Sacem.
Une sonorisation amplifiée, deux micros sans fil, un écran lisible du fond de la salle, un ordinateur ou une tablette pour le logiciel et une petite table de mixage ou un processeur karaoké. Au-delà de 80 couverts, prévoyez des enceintes déportées.